Billets comportant le tag space opera

Le Grand vide, par Alain Munoz, #1 à 7, 7x40pages, n&b, 2006-2009

Ok, une fois n’est pas coutume, ce jour, ce sont sept fanzines d’un coup. Mais c’est qu’il s’agit d’un cycle, une sorte de feuilleton mené pendant en gros trois ans par le belge Alain Munoz. “Le grand vide”, c’est l’espace, et c’est là que l’on suit plusieurs personnages, embarqués dans une sorte de voyage scolaire du futur.
Le truc d’Alain Munoz - et ça se retrouve dans ses autres travaux - c’est de prendre des types de récits très genrés, et qui, la plupart du temps, sont traités sous le mode aventure, mais de s’attacher plutôt pour sa part aux personnages et à leurs relations. Ainsi, Le Grand vide, c’est un space opera sans sabre laser ni armée de l’ombre, juste des étudiants paumés qui regardent par les hublots et les dômes de verre les étoiles et qui s’en sentent encore plus paumés. Parfois, c’est un peu caricatural et maladroit, mais la plupart du temps, c’est bien senti et bien mené.
Et puis, Alain fait partie de ces dessinateurs au trait mi-maîtrisé, mi-maladroit, appliqué et minutieux, mais aussi un peu brouillon, lâché et spontané, à la façon d’un Big Ben ou Jean-Paul Jennequin, dirais-je (mais quel lettrage par contre !), ce qui donne ce quelque chose d’extrêmement vivant et particulièrement agréable à lire. À ranger alors aux côtés de Betagraph, pour le côté détournement intimiste des prototypes feuilletonesques du mainstream américain.
————————————-
PS : vous l’aurez remarqué, le rédacteur du lundi a disparu depuis 2 bons mois. Il était malheureusement occupé à rédiger des travaux universitaires. Pour se faire pardonner, voici ici et ici, deux vieux articles qui traitent, tous deux sous différents angles de ce qui nous intéresse ici, à savoir les fanzines.
Désolé pour ce retard et merci. CP

Le Grand vide, par Alain Munoz, #1 à 7, 7x40pages, n&b, 2006-2009

Ok, une fois n’est pas coutume, ce jour, ce sont sept fanzines d’un coup. Mais c’est qu’il s’agit d’un cycle, une sorte de feuilleton mené pendant en gros trois ans par le belge Alain Munoz. “Le grand vide”, c’est l’espace, et c’est là que l’on suit plusieurs personnages, embarqués dans une sorte de voyage scolaire du futur.

Le truc d’Alain Munoz - et ça se retrouve dans ses autres travaux - c’est de prendre des types de récits très genrés, et qui, la plupart du temps, sont traités sous le mode aventure, mais de s’attacher plutôt pour sa part aux personnages et à leurs relations. Ainsi, Le Grand vide, c’est un space opera sans sabre laser ni armée de l’ombre, juste des étudiants paumés qui regardent par les hublots et les dômes de verre les étoiles et qui s’en sentent encore plus paumés. Parfois, c’est un peu caricatural et maladroit, mais la plupart du temps, c’est bien senti et bien mené.

Et puis, Alain fait partie de ces dessinateurs au trait mi-maîtrisé, mi-maladroit, appliqué et minutieux, mais aussi un peu brouillon, lâché et spontané, à la façon d’un Big Ben ou Jean-Paul Jennequin, dirais-je (mais quel lettrage par contre !), ce qui donne ce quelque chose d’extrêmement vivant et particulièrement agréable à lire. À ranger alors aux côtés de Betagraph, pour le côté détournement intimiste des prototypes feuilletonesques du mainstream américain.

————————————-

PS : vous l’aurez remarqué, le rédacteur du lundi a disparu depuis 2 bons mois. Il était malheureusement occupé à rédiger des travaux universitaires. Pour se faire pardonner, voici ici et ici, deux vieux articles qui traitent, tous deux sous différents angles de ce qui nous intéresse ici, à savoir les fanzines.

Désolé pour ce retard et merci. CP

4 notes