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Torture Oculaire #9, collectif,148x210 mms, 28 pages, 2009.Des chroniques puériles, des strips hystériques, des sujets improbables et un ton aussi rentre-dedans que désinvolte, auxquels viennent se mêler, à l’occasion de ce numéro spécial vacances, différents jeux fort saugrenus… Voilà bien l’essence d’une forme de fanzinat en tant qu’aventure démarrée comme un passe-temps de lycéen, mais qui voit apparaître à chaque nouveau numéro une forme d’exigence dans son évolution : maquette plus chiadée, qualité d’impression améliorée, fabrication et façonnage de qualité…La bande de jeunes lycéens bisontins ayant démarré l’aventure Torture Oculaire était bien moins composée de branleurs jenfoutistes que leur accroche ne voulait bien le laisser croire (et c’est là encore une belle constante chez les fanzineux à tendance punk/Z/ etc), à l’image de Dav’s et d’Oncle Val, quelques-unes des locomotives identifiées du projet.Près de vint numéros en moins de deux ans, dont deux “mégazines”, et leur lot de romans photos improbables et potaches, d’interviews des glorieux aînés (Dav Guedin…), de cadeaux divers et variés (ah, le formidable badge d’Olivier Minne…) : “BDs, Punk Rock, Séries Z et mauvais goût”, nous promettait l’équipe de Torture Oculaire.Promesse largement tenue ! Vivement la suite…JJM

Torture Oculaire #9, collectif,
148x210 mms, 28 pages, 2009.

Des chroniques puériles, des strips hystériques, des sujets improbables et un ton aussi rentre-dedans que désinvolte, auxquels viennent se mêler, à l’occasion de ce numéro spécial vacances, différents jeux fort saugrenus…
Voilà bien l’essence d’une forme de fanzinat en tant qu’aventure démarrée comme un passe-temps de lycéen, mais qui voit apparaître à chaque nouveau numéro une forme d’exigence dans son évolution : maquette plus chiadée, qualité d’impression améliorée, fabrication et façonnage de qualité…
La bande de jeunes lycéens bisontins ayant démarré l’aventure Torture Oculaire était bien moins composée de branleurs jenfoutistes que leur accroche ne voulait bien le laisser croire (et c’est là encore une belle constante chez les fanzineux à tendance punk/Z/ etc), à l’image de Dav’s et d’Oncle Val, quelques-unes des locomotives identifiées du projet.

Près de vint numéros en moins de deux ans, dont deux “mégazines”, et leur lot de romans photos improbables et potaches, d’interviews des glorieux aînés (Dav Guedin…), de cadeaux divers et variés (ah, le formidable badge d’Olivier Minne…) : “BDs, Punk Rock, Séries Z et mauvais goût”, nous promettait l’équipe de Torture Oculaire.
Promesse largement tenue ! Vivement la suite…

JJM

3 notes

Ploum Ploum #1, par Bert,125x200 mms, 28 pages, 2001, L’Employé du Moi.Les collectionneurs de hachures infinies et de superposition de traits par centaines ont probablement hissé très haut le bruxellois Bert dans leur liste d’auteurs adorés.C’est souvent cette première caractéristique qui vient en tête lorsque l’on évoque le boulot du personnage, mais ce serait évidemment restrictif, il va sans dire : parmi les kyrielles d’auteurs étalant leur petite vie sur des dizaines de pages, peu arrivent à y mêler autant de grâce et de poésie, aussi faussement bancale soit-elle ; les actes de la vie de tous les jours y prennent un écho particulier, portés par une délicatesse et une justesse souvent touchante, et bien caractéristique de l’approche toute personnelle de cet auteur que l’on a d’abord remarqué dans les pages de Spon, cette aventure éditoriale un peu fofolle de la toute fin des années 90.Depuis, Bert a contribué à fonder L’Employé du Moi, est apparu dans quasiment tous les ouvrages collectifs qui y furent publiés et dans mille autres revues et fanzines, participe à Radio Grandpapier, et on le retrouve pour le moment aux commandes de My Own Cottage, sa dernière aventure blog/fanzine en date.Une voix essentielle, aussi discrète soit-elle, du paysage belge contemporain, à déguster dès le retour des beaux jours.JJM

Ploum Ploum #1, par Bert,
125x200 mms, 28 pages, 2001, L’Employé du Moi.

Les collectionneurs de hachures infinies et de superposition de traits par centaines ont probablement hissé très haut le bruxellois Bert dans leur liste d’auteurs adorés.

C’est souvent cette première caractéristique qui vient en tête lorsque l’on évoque le boulot du personnage, mais ce serait évidemment restrictif, il va sans dire : parmi les kyrielles d’auteurs étalant leur petite vie sur des dizaines de pages, peu arrivent à y mêler autant de grâce et de poésie, aussi faussement bancale soit-elle ; les actes de la vie de tous les jours y prennent un écho particulier, portés par une délicatesse et une justesse souvent touchante, et bien caractéristique de l’approche toute personnelle de cet auteur que l’on a d’abord remarqué dans les pages de Spon, cette aventure éditoriale un peu fofolle de la toute fin des années 90.

Depuis, Bert a contribué à fonder L’Employé du Moi, est apparu dans quasiment tous les ouvrages collectifs qui y furent publiés et dans mille autres revues et fanzines, participe à Radio Grandpapier, et on le retrouve pour le moment aux commandes de My Own Cottage, sa dernière aventure blog/fanzine en date.

Une voix essentielle, aussi discrète soit-elle, du paysage belge contemporain, à déguster dès le retour des beaux jours.

JJM

8 notes

Comment les feuilles s’épanouissent, de Nylso,148x210 mms, 12 pages, 2013, Le Simo.Tout est tellement là dans chacun des traits de Nylso, dans chacun de ses dessin, dans chacune de ses ombres et chacun de ses reliefs, qu’en parler est forcément restrictif, réducteur, et probablement un peu triste en ce sens qu’on lui enlèverait là une part de la jolie découverte de cette beauté rare, celle-là même qui nous touche quand on découvre quelque chose, que l’on observe, que l’on cherche à comprendre, à maîtriser…On a déjà dit bien des choses de Nylso, y compris sur 1 Fanzine Par Jour : maillon essentiel de la micro-édition et du fanzine en France, dessinateur de véritables petits miracles de petites poésies graphiques chargées d’émotion, auteur inspiré et éditeur éclairé, son parcours parle pour lui, et à ce titre, lui confère une importance légitime dans le paysage actuel.C’est pourquoi, alors que certains gros médias daignent enfin relayer la bonne nouvelle que constitue la parution d’un nouveau de ses livres (et c’est tant mieux), nous continuerons de notre coté de nous enthousiasmer également de voir apparaître un nouveau de ses fanzines.Magnifique, au passage.JJMps : l’insertion de liens html semblant momentanément déconner, voici les trois liens pour retrouver Nylso sur 1 Fanzine Par Jour :http://1fanzineparjour.tumblr.com/post/41520937365/le-simo-n-1-collectif-format-a5-32-pageshttp://1fanzineparjour.tumblr.com/post/45743900361/recits-6-collectif-190x260-mms-et-non-pashttp://1fanzineparjour.tumblr.com/post/26407860244/biscuit-2-de-nylso-dapres-maurice-leblanc

Comment les feuilles s’épanouissent, de Nylso,
148x210 mms, 12 pages, 2013, Le Simo.

Tout est tellement là dans chacun des traits de Nylso, dans chacun de ses dessin, dans chacune de ses ombres et chacun de ses reliefs, qu’en parler est forcément restrictif, réducteur, et probablement un peu triste en ce sens qu’on lui enlèverait là une part de la jolie découverte de cette beauté rare, celle-là même qui nous touche quand on découvre quelque chose, que l’on observe, que l’on cherche à comprendre, à maîtriser…

On a déjà dit bien des choses de Nylso, y compris sur 1 Fanzine Par Jour : maillon essentiel de la micro-édition et du fanzine en France, dessinateur de véritables petits miracles de petites poésies graphiques chargées d’émotion, auteur inspiré et éditeur éclairé, son parcours parle pour lui, et à ce titre, lui confère une importance légitime dans le paysage actuel.
C’est pourquoi, alors que certains gros médias daignent enfin relayer la bonne nouvelle que constitue la parution d’un nouveau de ses livres (et c’est tant mieux), nous continuerons de notre coté de nous enthousiasmer également de voir apparaître un nouveau de ses fanzines.
Magnifique, au passage.

JJM

ps : l’insertion de liens html semblant momentanément déconner, voici les trois liens pour retrouver Nylso sur 1 Fanzine Par Jour :

http://1fanzineparjour.tumblr.com/post/41520937365/le-simo-n-1-collectif-format-a5-32-pages

http://1fanzineparjour.tumblr.com/post/45743900361/recits-6-collectif-190x260-mms-et-non-pas

http://1fanzineparjour.tumblr.com/post/26407860244/biscuit-2-de-nylso-dapres-maurice-leblanc

7 notes

Mister Uppercut, de Roméo Julien,140x170mms, 36 pages, 2013, Les Machines.En 2011, la jeune structure éditoriale Les Machines sortait une première version du joli petit livre “Mister Uppercut”, probablement en trop peu d’exemplaires pour contenter tous les curieux de la rétine. Deux ans plus tard, une belle surprise nous attendait quelque part dans les allées du OFF d’Angoulême : une réédition (intérieur monochrome rouge, imprimé en Riso) permettait aux retardataires de prendre le train en marche, et de découvrir le boulot de Roméo Julien.L’aventure complètement fofolle dans laquelle l’auteur nous entraîne tourne autour de Mister Uppercut, vrai non-héros brinquebalant, et brille par sa fantaisie comme par son traitement graphique. On a affaire à un jeune type qui ne se contente pas de régurgiter les lectures de ses glorieux aînés, mais qui prend le temps de proposer un ensemble de propositions réellement bienvenues dans la pléthore de clones de clones de choses déjà vues.A ce titre, suivre le personnage dans ses tribulations extra-sensorielles est un délicieux exercice : ça m’a personnellement évoqué un Blexbolex qui aurait une vingtaine de balais aujourd’hui, et à qui on aurait demandé d’inverser son mode opératoire graphique en troquant ses aplats et ses volumes pour des contours et des traits. C’est évidemment contradictoire d’évoquer l’un des plus grands après avoir insisté sur la singularité du jeune Roméo Julien… Il se trouve qu’après avoir refermé la dernière page de Mister Uppercut, on est encore un peu remué de cette virée dans de cette belle production made in Angoulême.Vivement !JJM

Mister Uppercut, de Roméo Julien,
140x170mms, 36 pages, 2013, Les Machines.

En 2011, la jeune structure éditoriale Les Machines sortait une première version du joli petit livre “Mister Uppercut”, probablement en trop peu d’exemplaires pour contenter tous les curieux de la rétine. Deux ans plus tard, une belle surprise nous attendait quelque part dans les allées du OFF d’Angoulême : une réédition (intérieur monochrome rouge, imprimé en Riso) permettait aux retardataires de prendre le train en marche, et de découvrir le boulot de Roméo Julien.

L’aventure complètement fofolle dans laquelle l’auteur nous entraîne tourne autour de Mister Uppercut, vrai non-héros brinquebalant, et brille par sa fantaisie comme par son traitement graphique. On a affaire à un jeune type qui ne se contente pas de régurgiter les lectures de ses glorieux aînés, mais qui prend le temps de proposer un ensemble de propositions réellement bienvenues dans la pléthore de clones de clones de choses déjà vues.
A ce titre, suivre le personnage dans ses tribulations extra-sensorielles est un délicieux exercice : ça m’a personnellement évoqué un Blexbolex qui aurait une vingtaine de balais aujourd’hui, et à qui on aurait demandé d’inverser son mode opératoire graphique en troquant ses aplats et ses volumes pour des contours et des traits.
C’est évidemment contradictoire d’évoquer l’un des plus grands après avoir insisté sur la singularité du jeune Roméo Julien… Il se trouve qu’après avoir refermé la dernière page de Mister Uppercut, on est encore un peu remué de cette virée dans de cette belle production made in Angoulême.
Vivement !
JJM

8 notes

3 Poems About Fog, John Porcellino,140x215mm, 8 pages, 2006, découpe en couverture, auto-publication.On pourrait faire une section d’1 Fanzine Par Jour uniquement et seulement consacrée à l’américain John Porcellino, tant cet auteur est représentatif de ce que peut porter l’auto-édition, et tant son implication est importante pour bien des lecteurs (et des auteurs) aujourd’hui.Mais cela ne date pas d’hier : il faudrait évidemment citer King-Cat, aventure incontournable démarrée en 1989 et qui a servi de modèle, de déclencheur, pour toute une génération d’aspirants auteurs. Au fil des années, cette autobiographie au long cours a été ponctuée de différents sujets : on aura vu évoluer John P. en suivant chaque nouveau numéro, on aura suivi le jeune skateur amateur de punk rock un peu perdu dans les aléas de la vie typique d’un jeune ricain un brin paumé. On aura accompagné chacun des moments forts de son existence (à moins que cela ne soit le contraire), on aura partagé ce qu’il nous offrait à voir de ses découvertes, des révélations qui allaient le changer, l’influencer, modeler sa personnalité. Ses espoirs, ses désillusions, ses crises existentielles, ses bonheurs de tous les jours, tout cela modelé dans une pratique artistique régulière et indispensable à son équilibre : son enthousiasme et son opiniâtreté allaient vite faire de lui un pape de la bande dessinée underground et du fanzinat mondial. Et nous, on aura grandi avec lui, pas moins : comme un enfant grandit avec ses héros de bande dessinée classique, les jeunes adultes des années 90’s allaient pour la première fois mûrir en parallèle d’une bande dessinée qui leur offrait autre chose que de la pure fiction. Il n’était pas le seul, mais il fût l’un des premiers, et l’un des plus durables : 25 ans après, King-Cat paraît encore régulièrement.Parmi les (non-)événements forts qui allaient marquer John P. et contribuer à lui apporter un brin de sagesse et de sérénité, l’influence du zen (dans sa dimension la moins folklorique, la plus intime) fût sans aucun doute très importante. Cet apprentissage d’un certain type philosophique d’approche de la vie va petit à petit considérablement influencer King-Cat et ses différentes autres réalisations.A ce titre, citons le bien plus récent “3 Poems About Fog”, très court petit recueil (4 courtes pages de bande dessinée) autopublié en 2006.Et on ne creusera pas davantage pour ne pas se heurter au redoutable exercice qui consiste à commenter une proposition artistique fine et pleine de pudeur en évoquant des mots presque vidés de leur sens comme poésie, zen, délicatesse. JJM

3 Poems About Fog, John Porcellino,
140x215mm, 8 pages, 2006, découpe en couverture, auto-publication.

On pourrait faire une section d’1 Fanzine Par Jour uniquement et seulement consacrée à l’américain John Porcellino, tant cet auteur est représentatif de ce que peut porter l’auto-édition, et tant son implication est importante pour bien des lecteurs (et des auteurs) aujourd’hui.

Mais cela ne date pas d’hier : il faudrait évidemment citer King-Cat, aventure incontournable démarrée en 1989 et qui a servi de modèle, de déclencheur, pour toute une génération d’aspirants auteurs. Au fil des années, cette autobiographie au long cours a été ponctuée de différents sujets : on aura vu évoluer John P. en suivant chaque nouveau numéro, on aura suivi le jeune skateur amateur de punk rock un peu perdu dans les aléas de la vie typique d’un jeune ricain un brin paumé. On aura accompagné chacun des moments forts de son existence (à moins que cela ne soit le contraire), on aura partagé ce qu’il nous offrait à voir de ses découvertes, des révélations qui allaient le changer, l’influencer, modeler sa personnalité. Ses espoirs, ses désillusions, ses crises existentielles, ses bonheurs de tous les jours, tout cela modelé dans une pratique artistique régulière et indispensable à son équilibre : son enthousiasme et son opiniâtreté allaient vite faire de lui un pape de la bande dessinée underground et du fanzinat mondial.

Et nous, on aura grandi avec lui, pas moins : comme un enfant grandit avec ses héros de bande dessinée classique, les jeunes adultes des années 90’s allaient pour la première fois mûrir en parallèle d’une bande dessinée qui leur offrait autre chose que de la pure fiction. Il n’était pas le seul, mais il fût l’un des premiers, et l’un des plus durables : 25 ans après, King-Cat paraît encore régulièrement.

Parmi les (non-)événements forts qui allaient marquer John P. et contribuer à lui apporter un brin de sagesse et de sérénité, l’influence du zen (dans sa dimension la moins folklorique, la plus intime) fût sans aucun doute très importante. Cet apprentissage d’un certain type philosophique d’approche de la vie va petit à petit considérablement influencer King-Cat et ses différentes autres réalisations.

A ce titre, citons le bien plus récent “3 Poems About Fog”, très court petit recueil (4 courtes pages de bande dessinée) autopublié en 2006.
Et on ne creusera pas davantage pour ne pas se heurter au redoutable exercice qui consiste à commenter une proposition artistique fine et pleine de pudeur en évoquant des mots presque vidés de leur sens comme poésie, zen, délicatesse.

JJM

3 notes

Fer, de Gaëlle Loth,148x210mm, 12 pages, 2011, Manufacture Errata.Le temps d’une galerie de portraits fins et précis, Gaëlle Loth propose une évocation éprouvante de ces belles et mémorables années où la jeunesse insouciante, encore pleine de calcium et de fluor, sort lentement de l’enfance pour découvrir toute la cruauté du monde… qui commence alors par une visite chez l’orthodontiste, bourreau qui décidera ou non du port de l’appareil dentaire pour l’enfant : le point de départ de ce petit fanzine, c’est le port de cette installation, la déformation du visage, les chairs comprimées et la friction de l’émail et du métal.Mais parce que Gaëlle Loth fait bien les choses, l’objet complète le propos, le sert autant qu’il le durcit.On a entre les mains une petite revue d’apparence classique, à la double couverture immaculée et à peine occupée par trois lettres fines et hésitantes (son titre, donc), mais dont la reliure est abusivement présente : ostensiblement, un long parcours métallique s’insinue le long du pli central de ce pauvre petit fanzine qui n’en demandait pas tant.La piqûre à cheval, excessive et déraisonnable, première chose que l’on remarque en voyant l’objet, n’est finalement qu’un aperçu visible de la souffrance qui parcours “Fer”.JJM

Fer, de Gaëlle Loth,
148x210mm, 12 pages, 2011, Manufacture Errata.

Le temps d’une galerie de portraits fins et précis, Gaëlle Loth propose une évocation éprouvante de ces belles et mémorables années où la jeunesse insouciante, encore pleine de calcium et de fluor, sort lentement de l’enfance pour découvrir toute la cruauté du monde… qui commence alors par une visite chez l’orthodontiste, bourreau qui décidera ou non du port de l’appareil dentaire pour l’enfant : le point de départ de ce petit fanzine, c’est le port de cette installation, la déformation du visage, les chairs comprimées et la friction de l’émail et du métal.

Mais parce que Gaëlle Loth fait bien les choses, l’objet complète le propos, le sert autant qu’il le durcit.
On a entre les mains une petite revue d’apparence classique, à la double couverture immaculée et à peine occupée par trois lettres fines et hésitantes (son titre, donc), mais dont la reliure est abusivement présente : ostensiblement, un long parcours métallique s’insinue le long du pli central de ce pauvre petit fanzine qui n’en demandait pas tant.
La piqûre à cheval, excessive et déraisonnable, première chose que l’on remarque en voyant l’objet, n’est finalement qu’un aperçu visible de la souffrance qui parcours “Fer”.

JJM

2 notes

Bleu Russe #1 (Animal), par P. Demange, C. Jobard, L.C. Mosimann, C. Nicolet, C. Passard, E. Schneuwly et E. Varin,115x200mm, 20 pages + encarts, 2011, auto-édition numérotée.Quelque part dans l’est de la France, une demi-douzaine de jeunes femmes décidées à en découdre avec l’autopublication proposèrent il y a deux ans l’un des plus jolis fanzines proposés depuis longtemps : avec beaucoup de soin apporté à la fabrication, chaque numéro est un condensé de photos, de collages, d’illustration qui respire l’émulation et l’enthousiasme pour ce beau support.Evidemment, on renifle quelques belles sources d’inspiration au gré des pages, mais on est d’abord étonné par la qualité de l’objet proposé… Et très vite, on est impressionné par celle des divers travaux jetés à nos rétines emballées.Ces nanas ont une classe sidérante, et même si l’on a vu seulement vu passer cinq numéros à ce jour, on se dit que l’on va suivre chacune de leurs trajectoires personnelles avec un réel intérêt.JJM

Bleu Russe #1 (Animal), par P. Demange, C. Jobard, L.C. Mosimann, C. Nicolet, C. Passard, E. Schneuwly et E. Varin,
115x200mm, 20 pages + encarts, 2011, auto-édition numérotée.

Quelque part dans l’est de la France, une demi-douzaine de jeunes femmes décidées à en découdre avec l’autopublication proposèrent il y a deux ans l’un des plus jolis fanzines proposés depuis longtemps : avec beaucoup de soin apporté à la fabrication, chaque numéro est un condensé de photos, de collages, d’illustration qui respire l’émulation et l’enthousiasme pour ce beau support.
Evidemment, on renifle quelques belles sources d’inspiration au gré des pages, mais on est d’abord étonné par la qualité de l’objet proposé… Et très vite, on est impressionné par celle des divers travaux jetés à nos rétines emballées.
Ces nanas ont une classe sidérante, et même si l’on a vu seulement vu passer cinq numéros à ce jour, on se dit que l’on va suivre chacune de leurs trajectoires personnelles avec un réel intérêt.
JJM

6 notes

Death Deals, d’Eamon Espey,148x210mm, 24 pages, 2009, auto-édition.
Faut-il surtout s’arrêter sur ce que Espey raconte (pour faire court : de la torture sexuelle, des sacrifices rituels totalement inédits, des meurtres complètement gratuits jalonnent son œuvre) ou plutôt sur la manière dont il le fait (un dessin qui fait autant penser aux vitraux qu’aux grands maîtres du primitive comics comme Mike Diana ou Rory Hayes) ?L’essentiel serait sans doute de savourer simultanément ce grand travail cauchemardesque et grotesque, traité sans textes, dialogues ou légendes, et où des gerbes de sadisme trash font la course avec des montagnes de gentille naïveté.
C’est évidemment à un savant démontage en règle du vilain monde l’entourant qu’Eamon Espey (né en 74 à Boston, mais vivant aujourd’hui à Baltimore) avance ses pions. Qu’ils prennent les traits de Pères Noëls torturant des animaux de compagnie ou d’entités extraterrestres chiant des éclairs apocalyptiques, l’imaginaire extrêmement absurde et déglingo de cet auteur mérite qu’on s’y intéresse de très près, sans tarder.
JJM

Death Deals, d’Eamon Espey,
148x210mm, 24 pages, 2009, auto-édition.

Faut-il surtout s’arrêter sur ce que Espey raconte (pour faire court : de la torture sexuelle, des sacrifices rituels totalement inédits, des meurtres complètement gratuits jalonnent son œuvre) ou plutôt sur la manière dont il le fait (un dessin qui fait autant penser aux vitraux qu’aux grands maîtres du primitive comics comme Mike Diana ou Rory Hayes) ?
L’essentiel serait sans doute de savourer simultanément ce grand travail cauchemardesque et grotesque, traité sans textes, dialogues ou légendes, et où des gerbes de sadisme trash font la course avec des montagnes de gentille naïveté.

C’est évidemment à un savant démontage en règle du vilain monde l’entourant qu’Eamon Espey (né en 74 à Boston, mais vivant aujourd’hui à Baltimore) avance ses pions. Qu’ils prennent les traits de Pères Noëls torturant des animaux de compagnie ou d’entités extraterrestres chiant des éclairs apocalyptiques, l’imaginaire extrêmement absurde et déglingo de cet auteur mérite qu’on s’y intéresse de très près, sans tarder.

JJM

2 notes

The anatomy of us, de Karla Krupala,172x215mm, 16 pages, 2006, auto-édition.“For a year, I sketched various relationships in states of disorder”, annonce Karla Krupala en préambule de ce petit fanzine. Il s’agit donc là d’une suite de dessins qui expriment des états de confusion, évocateurs de malaises, de déprime, peut-être de dépression. On est d’abord interloqué, puis on finit par rentrer au cœur de ce marasme grisâtre.Crayon et encre ; compositions aériennes ; ingénieuse utilisation des phylactères ; couverture imprimée sur un papier métal brossé précieux et brillant, de meilleure qualité que la médiocre impression intérieure (mais voilà bien le seul réel reproche que l’on puisse faire à cette publication).JJM

The anatomy of us, de Karla Krupala,
172x215mm, 16 pages, 2006, auto-édition.

“For a year, I sketched various relationships in states of disorder”, annonce Karla Krupala en préambule de ce petit fanzine. Il s’agit donc là d’une suite de dessins qui expriment des états de confusion, évocateurs de malaises, de déprime, peut-être de dépression. On est d’abord interloqué, puis on finit par rentrer au cœur de ce marasme grisâtre.

Crayon et encre ; compositions aériennes ; ingénieuse utilisation des phylactères ; couverture imprimée sur un papier métal brossé précieux et brillant, de meilleure qualité que la médiocre impression intérieure (mais voilà bien le seul réel reproche que l’on puisse faire à cette publication).

JJM

2 notes

The People’s Plague, de BlexBolex et Jonathan Larabie, Loïc Gaume, Olivier Philipponneau et Max de Radiguès,285x390 mm, 8 pages, 2010, auto-édition.Dans le cadre de la seconde résidence collective Pierre Feuille Ciseaux organisée par l’association ChiFouMi en 2010, chacun y est allé de sa petite proposition de contribution mutuelle.
Lorsque le grand Blexbolex a tenu à collaborer à l’élan collectif en lançant une gazette sous contraintes, quelques uns n’ont pas hésité : on retrouve ainsi au sommaire Jonathan Larabie, Loïc Gaume, Olivier Philipponneau et Max de Radiguès.Chacun possédant un univers graphique aux antipodes l’un de l’autre, le résultat est aussi déconcertant que l’histoire, et pourtant, la construction sous contraintes (l’emprunt d’éléments graphiques transmis des uns aux autres) et l’impression sérigraphiée sur place par la dreamteam lyonnaise d’All Over (et supervisée par Blexbolex de très très près) font de cette gazette éphémère un chouette objet, singulier et fascinant.(on peut trouver un PDF de The People’s Plague du côté du Terrier de LL de Mars)JJM

The People’s Plague, de BlexBolex et Jonathan Larabie, Loïc Gaume, Olivier Philipponneau et Max de Radiguès,
285x390 mm, 8 pages, 2010, auto-édition.

Dans le cadre de la seconde résidence collective Pierre Feuille Ciseaux organisée par l’association ChiFouMi en 2010, chacun y est allé de sa petite proposition de contribution mutuelle.

Lorsque le grand Blexbolex a tenu à collaborer à l’élan collectif en lançant une gazette sous contraintes, quelques uns n’ont pas hésité : on retrouve ainsi au sommaire Jonathan Larabie, Loïc Gaume, Olivier Philipponneau et Max de Radiguès.
Chacun possédant un univers graphique aux antipodes l’un de l’autre, le résultat est aussi déconcertant que l’histoire, et pourtant, la construction sous contraintes (l’emprunt d’éléments graphiques transmis des uns aux autres) et l’impression sérigraphiée sur place par la dreamteam lyonnaise d’All Over (et supervisée par Blexbolex de très très près) font de cette gazette éphémère un chouette objet, singulier et fascinant.
(on peut trouver un PDF de The People’s Plague du côté du Terrier de LL de Mars)

JJM

6 notes

Rage of Poseidon, d’Anders Nilsen,190x220 mm, accordéon, 2012, auto-édition.En attendant la version française (qui devrait paraître à L’Association dans les mois qui viennent) de son excellent livre Big Questions (700 pages collectant les quinze numéros de son fanzine éponyme, dont les parutions se sont étalées sur près de quinze ans), les amateurs du travail d’Anders Nilsen pourront se réjouir de l’objet précieux auquel l’auteur s’est attelé ces dernières semaines.Rage of Poseidon est un magnifique livre-accordéon fait à la maison, qui une fois déplié mesure environ 9 mètres de long. Entièrement réalisé en aplats de noir, et accompagné de légendes, ce travail sur la silhouette, sur le contraste, sur la densité, permet à Nilsen d’explorer plus en avant de nouveaux territoires graphiques, et d’adapter son sens du storytelling avec une finesse et une aisance qui ne surprendront pas ses fans.Voilà pour la forme : le fond, quand à lui, pourra surprendre les non initiés à l’œuvre de l’auteur…L’abandon des croyances et le déplacement de la foi, l’évolution (ou la régression) des êtres divins en notre monde et en nos cœurs, la résignation des dieux à nous abandonner ce monde, voilà des thèmes chers à l’auteur, qui s’attache depuis ses premières parutions à décrire la vacuité de ce monde en allant régulièrement chercher l’inspiration du côté des mythologies et de quelques unes de leurs figures marquantes (on se souvient notamment de Sisyphe).Au milieu de ces quelques historiettes, une brève histoire sans équivoque creuse le cruel écart qui sépare l’homme conscient des puissances créatrices de la notion de Dieu : nul doute que peu d’autorités religieuses donneront leur nihil obstat à ce petit essai (car c’en est un, tout autant philosophique qu’anthropologique), que l’on pourrait tout aussi bien envisager comme un petit traité d’apostasie.JJM

Rage of Poseidon, d’Anders Nilsen,
190x220 mm, accordéon, 2012, auto-édition.

En attendant la version française (qui devrait paraître à L’Association dans les mois qui viennent) de son excellent livre Big Questions (700 pages collectant les quinze numéros de son fanzine éponyme, dont les parutions se sont étalées sur près de quinze ans), les amateurs du travail d’Anders Nilsen pourront se réjouir de l’objet précieux auquel l’auteur s’est attelé ces dernières semaines.

Rage of Poseidon est un magnifique livre-accordéon fait à la maison, qui une fois déplié mesure environ 9 mètres de long. Entièrement réalisé en aplats de noir, et accompagné de légendes, ce travail sur la silhouette, sur le contraste, sur la densité, permet à Nilsen d’explorer plus en avant de nouveaux territoires graphiques, et d’adapter son sens du storytelling avec une finesse et une aisance qui ne surprendront pas ses fans.

Voilà pour la forme : le fond, quand à lui, pourra surprendre les non initiés à l’œuvre de l’auteur…
L’abandon des croyances et le déplacement de la foi, l’évolution (ou la régression) des êtres divins en notre monde et en nos cœurs, la résignation des dieux à nous abandonner ce monde, voilà des thèmes chers à l’auteur, qui s’attache depuis ses premières parutions à décrire la vacuité de ce monde en allant régulièrement chercher l’inspiration du côté des mythologies et de quelques unes de leurs figures marquantes (on se souvient notamment de Sisyphe).

Au milieu de ces quelques historiettes, une brève histoire sans équivoque creuse le cruel écart qui sépare l’homme conscient des puissances créatrices de la notion de Dieu : nul doute que peu d’autorités religieuses donneront leur nihil obstat à ce petit essai (car c’en est un, tout autant philosophique qu’anthropologique), que l’on pourrait tout aussi bien envisager comme un petit traité d’apostasie.

JJM

3 notes

Biscuit, #2, de Nylso, d’après Maurice Leblanc, 175x250 mm, 24 pages, 2000, Le Simo.Que dire de Nylso qui puisse faire office de critique inédite ? Que son écriture est probablement l’une des plus poétiques qui soient dans le giron de la bande dessinée française, au sens où pouvait l’entendre Karl Bühler lorsqu’il évoque le cadre idéal émetteur/récepteur/référent, c’est à dire en acceptant de se laisser glisser tout entier dans un monde délicat, et bien plus réaliste qu’il n’y paraît.L’autodidacte Nylso, qui a laissé tomber son job avant de plonger tête baissée dans la bande dessinée, a publié dans Le Simo (sa propre revue) des types comme John Porcellino, Lolmède, ou Ronald. Très vite, il enchaîne avec des petits ouvrages comme ce Biscuit, adapté d’une nouvelle de Maurice Leblanc.JJM

Biscuit, #2, de Nylso, d’après Maurice Leblanc,
175x250 mm, 24 pages, 2000, Le Simo.

Que dire de Nylso qui puisse faire office de critique inédite ? Que son écriture est probablement l’une des plus poétiques qui soient dans le giron de la bande dessinée française, au sens où pouvait l’entendre Karl Bühler lorsqu’il évoque le cadre idéal émetteur/récepteur/référent, c’est à dire en acceptant de se laisser glisser tout entier dans un monde délicat, et bien plus réaliste qu’il n’y paraît.

L’autodidacte Nylso, qui a laissé tomber son job avant de plonger tête baissée dans la bande dessinée, a publié dans Le Simo (sa propre revue) des types comme John Porcellino, Lolmède, ou Ronald. Très vite, il enchaîne avec des petits ouvrages comme ce Biscuit, adapté d’une nouvelle de Maurice Leblanc.

JJM

3 notes

Le journal de Périscopages, de Benoît Guillaume,140x200 mm, 86 pages, 2010, Kaugummi/Périscopages.“Ce livre est le fruit d’une commande passée à Benoît Guillaume, celle de réaliser un reportage dessiné lors des 9èmes rencontres Périscopages de la bande dessinée d’auteur et de l’édition indépendante, qui se sont déroulées à Rennes du 13 mai au 6 juin 2010”, nous dit cette quatrième de couverture.Certes, cela résume assez bien le propos de ce petit bouquin.Mais ce que cela ne nous dit pas, en revanche, c’est avec quelle acuité et quelle passion Benoît Guillaume dessine ce/ceux qui l’entoure(nt). Celles et ceux qui l’auront déjà croisé “dans la vraie vie” témoigneront aisément qu’il ne se déplace pas sans son carnet et ses crayons, et qu’il les dégaine plus souvent qu’à son tour, comme beaucoup de dessinateurs d’ailleurs (on laissera  à chacun de trouver cela systématiquement pénible, inlassablement sans-gêne, ou simplement épatant).Ce qui sépare Benoît Guillaume de ses confrères croqueurs-à-toute-heure, c’est que dans la tonne de choses captées et reproduites par le premier, il y a certes beaucoup de vie (ça ne vit pas : ça crépite), de beauté (vaillamment restituée), de patience (quasi palpable), mais aussi (et surtout ?) la démonstration flagrante de cette impressionnante aptitude à avoir le bon œil, doublé de la bonne oreille : dessiner son prochain ou son environnement est une chose.Dessiner ce que Benoît Guillaume arrive à saisir, cette facilité épuisante avec laquelle il cerne puis met aussitôt à mal une immédiate promiscuité à venir, c’est tout autre chose.C’est un juste milieu entre le regard aiguisé sur quelque chose qu’on aurait dû regarder plus longtemps, et une mise à distance bienvenue qui donne une chouette saveur ajoutée. Et l’on se régale.JJM

Le journal de Périscopages, de Benoît Guillaume,
140x200 mm, 86 pages, 2010, Kaugummi/Périscopages.

“Ce livre est le fruit d’une commande passée à Benoît Guillaume, celle de réaliser un reportage dessiné lors des 9èmes rencontres Périscopages de la bande dessinée d’auteur et de l’édition indépendante, qui se sont déroulées à Rennes du 13 mai au 6 juin 2010”, nous dit cette quatrième de couverture.

Certes, cela résume assez bien le propos de ce petit bouquin.
Mais ce que cela ne nous dit pas, en revanche, c’est avec quelle acuité et quelle passion Benoît Guillaume dessine ce/ceux qui l’entoure(nt). Celles et ceux qui l’auront déjà croisé “dans la vraie vie” témoigneront aisément qu’il ne se déplace pas sans son carnet et ses crayons, et qu’il les dégaine plus souvent qu’à son tour, comme beaucoup de dessinateurs d’ailleurs (on laissera  à chacun de trouver cela systématiquement pénible, inlassablement sans-gêne, ou simplement épatant).

Ce qui sépare Benoît Guillaume de ses confrères croqueurs-à-toute-heure, c’est que dans la tonne de choses captées et reproduites par le premier, il y a certes beaucoup de vie (ça ne vit pas : ça crépite), de beauté (vaillamment restituée), de patience (quasi palpable), mais aussi (et surtout ?) la démonstration flagrante de cette impressionnante aptitude à avoir le bon œil, doublé de la bonne oreille : dessiner son prochain ou son environnement est une chose.
Dessiner ce que Benoît Guillaume arrive à saisir, cette facilité épuisante avec laquelle il cerne puis met aussitôt à mal une immédiate promiscuité à venir, c’est tout autre chose.
C’est un juste milieu entre le regard aiguisé sur quelque chose qu’on aurait dû regarder plus longtemps, et une mise à distance bienvenue qui donne une chouette saveur ajoutée. Et l’on se régale.

JJM

6 notes

Ping Pong #1,150x200 mm, 48 pages, 2007, Editions Charrette/Les Enfants Rouges.Pas vraiment un fanzine, mais les auteurs au sommaire (et la gratuité) font de cette petite publication une référence qu’il fallait citer dans 1FPJ : en 2007, les deux structures éditoriales s’associent pour lancer cette revue de récits courts.Gratuit et diffusé par Le Comptoir des Indépendants (à 5000 exemplaires !), il s’agissait là d’une expérience fort louable, qui permettait aux libraires de faire découvrir des planches inédites d’auteurs comme Alfred, Hervé Bourhis, François Duprat, Tanxxx, ou Thomas Gosselin, entre autres.Deux numéros ont suivi, puis Ping Pong s’en est malheureusement allé.JJM

Ping Pong #1,
150x200 mm, 48 pages, 2007, Editions Charrette/Les Enfants Rouges.

Pas vraiment un fanzine, mais les auteurs au sommaire (et la gratuité) font de cette petite publication une référence qu’il fallait citer dans 1FPJ : en 2007, les deux structures éditoriales s’associent pour lancer cette revue de récits courts.

Gratuit et diffusé par Le Comptoir des Indépendants (à 5000 exemplaires !), il s’agissait là d’une expérience fort louable, qui permettait aux libraires de faire découvrir des planches inédites d’auteurs comme Alfred, Hervé Bourhis, François Duprat, Tanxxx, ou Thomas Gosselin, entre autres.
Deux numéros ont suivi, puis Ping Pong s’en est malheureusement allé.

JJM

4 notes