Death Deals, d’Eamon Espey,148x210mm, 24 pages, 2009, auto-édition.
Faut-il surtout s’arrêter sur ce que Espey raconte (pour faire court : de la torture sexuelle, des sacrifices rituels totalement inédits, des meurtres complètement gratuits jalonnent son œuvre) ou plutôt sur la manière dont il le fait (un dessin qui fait autant penser aux vitraux qu’aux grands maîtres du primitive comics comme Mike Diana ou Rory Hayes) ?L’essentiel serait sans doute de savourer simultanément ce grand travail cauchemardesque et grotesque, traité sans textes, dialogues ou légendes, et où des gerbes de sadisme trash font la course avec des montagnes de gentille naïveté.
C’est évidemment à un savant démontage en règle du vilain monde l’entourant qu’Eamon Espey (né en 74 à Boston, mais vivant aujourd’hui à Baltimore) avance ses pions. Qu’ils prennent les traits de Pères Noëls torturant des animaux de compagnie ou d’entités extraterrestres chiant des éclairs apocalyptiques, l’imaginaire extrêmement absurde et déglingo de cet auteur mérite qu’on s’y intéresse de très près, sans tarder.
JJM

Death Deals, d’Eamon Espey,
148x210mm, 24 pages, 2009, auto-édition.

Faut-il surtout s’arrêter sur ce que Espey raconte (pour faire court : de la torture sexuelle, des sacrifices rituels totalement inédits, des meurtres complètement gratuits jalonnent son œuvre) ou plutôt sur la manière dont il le fait (un dessin qui fait autant penser aux vitraux qu’aux grands maîtres du primitive comics comme Mike Diana ou Rory Hayes) ?
L’essentiel serait sans doute de savourer simultanément ce grand travail cauchemardesque et grotesque, traité sans textes, dialogues ou légendes, et où des gerbes de sadisme trash font la course avec des montagnes de gentille naïveté.

C’est évidemment à un savant démontage en règle du vilain monde l’entourant qu’Eamon Espey (né en 74 à Boston, mais vivant aujourd’hui à Baltimore) avance ses pions. Qu’ils prennent les traits de Pères Noëls torturant des animaux de compagnie ou d’entités extraterrestres chiant des éclairs apocalyptiques, l’imaginaire extrêmement absurde et déglingo de cet auteur mérite qu’on s’y intéresse de très près, sans tarder.

JJM

3 notes

  1. encorejune a reblogué ce billet depuis 1fanzineparjour
  2. 1fanzineparjour a publié ce billet