Sans titre, de Lénon10,5x7,4cm, juillet 2005, auto-édition.Je me souviens avec émotion d’un paquet de Lénon, envoyé vers 2006/2007, contenant une floppée de fanzines, dont celui ci. Elle m’expliquait, sans craindre d’être prise pour une furia conservatrice, “c’est comme un blog, mais sur du papier, parce que je préfère le papier”. Depuis les blogs sont toujours là, mais la mode est passée, et les fanzines papiers ont toujours la belle vie.Lénon a un travail étonnant : un dessin croqué, tremblotant, un amour de la réflexion, qui ne craint pas d’envahir les pages de mots, un usage très rare des cases aussi, elle préfère laisser le regard suivre naturellement le flux de texte/image.Dans cet opus, elle nous transmet son affection pour les araignées, à travers une locatrice éphémère de sa cage d’escalier. On y apprend à reconnaître une tégénaire, et on s’amuse de cet amour de ces peu-habituels animaux de compagnie…Bien sûr, comme toujours, elle nous parle en passant de micro-éditions, passion qui dépasse encore celle des arachnées. On ne peut que la comprendre. (MR)

Sans titre, de Lénon
10,5x7,4cm, juillet 2005, auto-édition.

Je me souviens avec émotion d’un paquet de Lénon, envoyé vers 2006/2007, contenant une floppée de fanzines, dont celui ci. Elle m’expliquait, sans craindre d’être prise pour une furia conservatrice, “c’est comme un blog, mais sur du papier, parce que je préfère le papier”. Depuis les blogs sont toujours là, mais la mode est passée, et les fanzines papiers ont toujours la belle vie.

Lénon a un travail étonnant : un dessin croqué, tremblotant, un amour de la réflexion, qui ne craint pas d’envahir les pages de mots, un usage très rare des cases aussi, elle préfère laisser le regard suivre naturellement le flux de texte/image.

Dans cet opus, elle nous transmet son affection pour les araignées, à travers une locatrice éphémère de sa cage d’escalier. On y apprend à reconnaître une tégénaire, et on s’amuse de cet amour de ces peu-habituels animaux de compagnie…

Bien sûr, comme toujours, elle nous parle en passant de micro-éditions, passion qui dépasse encore celle des arachnées. On ne peut que la comprendre. (MR)