Barbicue, breathe under the water till the end, par F.A.Byron Rink, 12 pages A6, n&b, 2003
En dépit du titre et du nom de l’auteur, j’ai trouvé ce Barbicue dans une librairie romaine, près de la caisse, sur un tourniquet. Le seul zine de toute la boutique. Ça parle - de ce que j’ai réussi à capter - de société de consommation, de guerre, de culture pop. Ça a des relans désespérés, punks et révolutionnaire. Des envies de foutre le feu. Mine de rien, ce livret tout cheap à 1€ a du beau contenu et de belles phrases mystiques.
Traduction approximative de la fin du livret : “Ne pas éviter les projectiles qui s’arrêtent en moi / et je vis alors qu’à l’intérieur nous étions faits / de l’obscurité des abysses de la mer / et que nous perdions les esprits / rouges et dramatiques / dans une eau danse et malodorante.
Oui, tout ce que j’ai / est la conviction que tu n’as jamais été complet / et que l’élimination des maux concrets / ne t’as jamais vraiment effleuré.
Tends à la misère intérieure / et brûle / brûle ta fille… / ta famille
dans cet immense Barbicue.”
Voilà qui est dit. (CP)
