Publié le Mardi, 5 juin 2012

Le journal de Périscopages, de Benoît Guillaume,140x200 mm, 86 pages, 2010, Kaugummi/Périscopages.“Ce livre est le fruit d’une commande passée à Benoît Guillaume, celle de réaliser un reportage dessiné lors des 9èmes rencontres Périscopages de la bande dessinée d’auteur et de l’édition indépendante, qui se sont déroulées à Rennes du 13 mai au 6 juin 2010”, nous dit cette quatrième de couverture.Certes, cela résume assez bien le propos de ce petit bouquin.Mais ce que cela ne nous dit pas, en revanche, c’est avec quelle acuité et quelle passion Benoît Guillaume dessine ce/ceux qui l’entoure(nt). Celles et ceux qui l’auront déjà croisé “dans la vraie vie” témoigneront aisément qu’il ne se déplace pas sans son carnet et ses crayons, et qu’il les dégaine plus souvent qu’à son tour, comme beaucoup de dessinateurs d’ailleurs (on laissera  à chacun de trouver cela systématiquement pénible, inlassablement sans-gêne, ou simplement épatant).Ce qui sépare Benoît Guillaume de ses confrères croqueurs-à-toute-heure, c’est que dans la tonne de choses captées et reproduites par le premier, il y a certes beaucoup de vie (ça ne vit pas : ça crépite), de beauté (vaillamment restituée), de patience (quasi palpable), mais aussi (et surtout ?) la démonstration flagrante de cette impressionnante aptitude à avoir le bon œil, doublé de la bonne oreille : dessiner son prochain ou son environnement est une chose.Dessiner ce que Benoît Guillaume arrive à saisir, cette facilité épuisante avec laquelle il cerne puis met aussitôt à mal une immédiate promiscuité à venir, c’est tout autre chose.C’est un juste milieu entre le regard aiguisé sur quelque chose qu’on aurait dû regarder plus longtemps, et une mise à distance bienvenue qui donne une chouette saveur ajoutée. Et l’on se régale.JJM

Le journal de Périscopages, de Benoît Guillaume,
140x200 mm, 86 pages, 2010, Kaugummi/Périscopages.

“Ce livre est le fruit d’une commande passée à Benoît Guillaume, celle de réaliser un reportage dessiné lors des 9èmes rencontres Périscopages de la bande dessinée d’auteur et de l’édition indépendante, qui se sont déroulées à Rennes du 13 mai au 6 juin 2010”, nous dit cette quatrième de couverture.

Certes, cela résume assez bien le propos de ce petit bouquin.
Mais ce que cela ne nous dit pas, en revanche, c’est avec quelle acuité et quelle passion Benoît Guillaume dessine ce/ceux qui l’entoure(nt). Celles et ceux qui l’auront déjà croisé “dans la vraie vie” témoigneront aisément qu’il ne se déplace pas sans son carnet et ses crayons, et qu’il les dégaine plus souvent qu’à son tour, comme beaucoup de dessinateurs d’ailleurs (on laissera  à chacun de trouver cela systématiquement pénible, inlassablement sans-gêne, ou simplement épatant).

Ce qui sépare Benoît Guillaume de ses confrères croqueurs-à-toute-heure, c’est que dans la tonne de choses captées et reproduites par le premier, il y a certes beaucoup de vie (ça ne vit pas : ça crépite), de beauté (vaillamment restituée), de patience (quasi palpable), mais aussi (et surtout ?) la démonstration flagrante de cette impressionnante aptitude à avoir le bon œil, doublé de la bonne oreille : dessiner son prochain ou son environnement est une chose.
Dessiner ce que Benoît Guillaume arrive à saisir, cette facilité épuisante avec laquelle il cerne puis met aussitôt à mal une immédiate promiscuité à venir, c’est tout autre chose.
C’est un juste milieu entre le regard aiguisé sur quelque chose qu’on aurait dû regarder plus longtemps, et une mise à distance bienvenue qui donne une chouette saveur ajoutée. Et l’on se régale.

JJM

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  1. encorejune a reblogué ce billet depuis 1fanzineparjour
  2. 1fanzineparjour a publié ce billet