La Chair désilusée, par Guillaume Marin, éd. Adorées,
Format A5, 16 pages, 1999.
Tirée à 60 exemplaires via la petite structure d’Alain Minighetti, La Chair désilusée est la seule publication de Guillaume Marin que je connaisse. En 16 pages de courts-récits, il réussi pourtant à faire naître une véritable curiosité. Dans toutes ses histoires le procédé est simple : des alternances de personnages accompagnés de lents monologues portant sur un environnement urbain étouffant, avec une légère paranoïa et une certaine haine de soi et de son milieu social. Cette diatribe radicale est soutenue par un dessin évoquant autant l’expressionnisme que la naïveté des affiches de catch mexicain, parfaitement habité par le sujet.
Quand j’ai lu ce livre il y a quelques années, j’avais aussitôt cherché à contacter Guillaume Marin. Une adresse en quatrième de couverture m’a permis de contacter ses parents, qui m’ont donné son numéro de téléphone. Malheureusement, la réponse fut sans appel : “Désolé, c’est très gentil mais j’ai arrêté de dessiner, maintenant je fais des maths”. (MR)
