AVANT LA CATASTROPHE (de 1 à 38), Max de RadiguèsFormat A5, 44 pages, auto-édition, janvier 2009Publié d’abord sur le site Grandpapier, Avant la catastrophe  est une collection de croquis d’un quotidien réaliste aux résonnances apocalyptiques : chaque dessin est accompagné d’une légende donnant le lieu, et/ou la personne représentée, et la date sous forme d’un compte à rebours catastrophiste, comme par exemple le premier dessin : “terrasse, sur ma terrase , Saint-Gilles, quelques instants avant la catastrophe”. Idée géniale qui fonctionne non-stop et de manière asymptotique autour d’un événement fantasmé dont la révélation est sans cesse repoussée. On comprend vite qu’il s’agit d’une sorte de carnet de croquis déguisé, et que cette catastrophe est une fiction. Mais on aime à se l’imaginer et le plaisir de regarder les dessins de Max de Radiguès est redoublé par la présence énigmatique de cette échéance mainte fois formulée et qui agit comme une sorte de narration a minima.  C’est la liberté du dessinateur qui s’exprime dans cette anti-chronologie, et qui égrène dans ses croquis les instants plus ou moins proches de la date fatidique, comblant avec bonheur les infimes interstices temporels qui freinent l’avancée inexorable du temps. Par là, avec un minimum de moyens, il nous dit beaucoup sur l’art du dessin dans ses rapports avec la bande dessinée.(BB)

AVANT LA CATASTROPHE (de 1 à 38), Max de Radiguès
Format A5, 44 pages, auto-édition, janvier 2009
Publié d’abord sur le site Grandpapier, Avant la catastrophe  est une collection de croquis d’un quotidien réaliste aux résonnances apocalyptiques : chaque dessin est accompagné d’une légende donnant le lieu, et/ou la personne représentée, et la date sous forme d’un compte à rebours catastrophiste, comme par exemple le premier dessin : “terrasse, sur ma terrase , Saint-Gilles, quelques instants avant la catastrophe”. Idée géniale qui fonctionne non-stop et de manière asymptotique autour d’un événement fantasmé dont la révélation est sans cesse repoussée. On comprend vite qu’il s’agit d’une sorte de carnet de croquis déguisé, et que cette catastrophe est une fiction. Mais on aime à se l’imaginer et le plaisir de regarder les dessins de Max de Radiguès est redoublé par la présence énigmatique de cette échéance mainte fois formulée et qui agit comme une sorte de narration a minima.  C’est la liberté du dessinateur qui s’exprime dans cette anti-chronologie, et qui égrène dans ses croquis les instants plus ou moins proches de la date fatidique, comblant avec bonheur les infimes interstices temporels qui freinent l’avancée inexorable du temps. Par là, avec un minimum de moyens, il nous dit beaucoup sur l’art du dessin dans ses rapports avec la bande dessinée.
(BB)

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  1. 1fanzineparjour a publié ce billet