Bizarre n°19, collectif, Jean-Jacques PauvertFormat A4, 18 pages, 2e trimestre 1961
Jean-Jacques Pauvert est l’éditeur mythique des surréalistes, de Boris Vian, des œuvres complètes de Sade et de la comtesse de Ségur… Les amateurs de bande dessinée l’apprécient aussi pour Giff-Wiff, une des premières revues critiques à ce sujet, et pour son amour du dessin (Siné a publié beaucoup de ses livres chez lui).
Bizarre est la revue de Pauvert, pleine de textes fous et de poésies. Ce n°19 est le premier d’une nouvelle formule, alternant un numéro traditionnel et un numéro entièrement consacré au dessin. La volonté affichée est simple : donner un support aux dessinateurs, qui en manquent cruellement.
Pour ce premier invité, trois auteurs ont ouverts leurs cartons. César, illustrateur au Canard enchainé, profite de format plus grands pour laisser voir la minutie de son dessin éclatant. Le jeune Jean-Pierre Molinès, dix-sept an et demi, dont je n’ai guère trouvé trace ailleurs que dans d’autres Bizarre, déploie la vivacité d’un trait portant un mélange d’humour et d’onirisme. Enfin, et c’est la pièce maîtresse de ce numéro, un dessinateur amateur publie ses premiers travaux, il s’agit de Cardon, futur pilier du Canard dont l’humour caustique était déjà bien aiguisé, même s’il s’amusait ici plus sur les patrons et les curés que sur les politiques. “Le grand talent de Cardon ne tardera sûrement pas à être utilisé” écrivait le rédacteur en chef. En effet. Et il serait temps de plonger plus avant dans le passionnant travail de défricheur de monsieur Pauvert. (MR)

Bizarre n°19, collectif, Jean-Jacques Pauvert
Format A4, 18 pages, 2e trimestre 1961

Jean-Jacques Pauvert est l’éditeur mythique des surréalistes, de Boris Vian, des œuvres complètes de Sade et de la comtesse de Ségur… Les amateurs de bande dessinée l’apprécient aussi pour Giff-Wiff, une des premières revues critiques à ce sujet, et pour son amour du dessin (Siné a publié beaucoup de ses livres chez lui).

Bizarre est la revue de Pauvert, pleine de textes fous et de poésies. Ce n°19 est le premier d’une nouvelle formule, alternant un numéro traditionnel et un numéro entièrement consacré au dessin. La volonté affichée est simple : donner un support aux dessinateurs, qui en manquent cruellement.

Pour ce premier invité, trois auteurs ont ouverts leurs cartons. César, illustrateur au Canard enchainé, profite de format plus grands pour laisser voir la minutie de son dessin éclatant. Le jeune Jean-Pierre Molinès, dix-sept an et demi, dont je n’ai guère trouvé trace ailleurs que dans d’autres Bizarre, déploie la vivacité d’un trait portant un mélange d’humour et d’onirisme. Enfin, et c’est la pièce maîtresse de ce numéro, un dessinateur amateur publie ses premiers travaux, il s’agit de Cardon, futur pilier du Canard dont l’humour caustique était déjà bien aiguisé, même s’il s’amusait ici plus sur les patrons et les curés que sur les politiques. “Le grand talent de Cardon ne tardera sûrement pas à être utilisé” écrivait le rédacteur en chef. En effet. Et il serait temps de plonger plus avant dans le passionnant travail de défricheur de monsieur Pauvert. (MR)

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  1. 1fanzineparjour a publié ce billet