SWEET 26 par Noga Rauch,
A4, 32 pages, n&b (2006)
Un beau jour, Noga se promène dans Paris, elle rencontre un grand rasta bizarre à l’air de clodo. Ni une, ni deux, la voilà embarquée dans une histoire d’amour qui va la secouer sévère pendant une bonne année. Noga Rauch est israélienne et vis alors dans la capitale française où elle a un boulot de graphiste. Paraîtrait qu’elle serait copine avec Sophie Crumb. En tout cas ce joli livre tient clairement de cette veine : ce dessin tordu qui semble de loin brouillon et pourtant ultra chiadé et minutieux. Sensible et expérimental, le récit se compose de bouts juxtaposés, de scénettes plus ou moins longues, de carnets de déambulations citadines… le dessin oscillant entre les bonshommes naïf et le gribouillis torturé - mais toujours maîtrisé. Un des trucs les plus formidable réside certainement dans les scènes d’amour où soudain les corps se transforment, comme de grossiers morceaux de pâte-à-modeler qui se mélangent et retranscrivent si bien ces moments. J’ai depuis toujours une grande affinité pour le titre qui dit bien le doux-amer de cette chronique d’amour adolescente -donc foireuse- tardive.
CP
