Once Upon A RIDE, par Glen Chapron
13x18 cm, 64 pages, Troglodyte, 2009
Le trait mince, élégant, jouant sur l’ellipse de son tracé et sur l’épure de son usage au service d’un récit gigogne simple et frais imbriquant les rebondissements les uns dans les autres, glissant d’un personnage à un autre avec grâce et sans vaciller, ce récit, dont le pitch initial tient en une formule certes connue mais efficace : “le chien est abandonné sur bord de la routepar son vilain maître”, est mené avec virtuosité et intelligence par l’auteur, Glen Chapron, pierre angulaire du fanzine Écarquillettes, faisant passer le clébard entre les mains douces d’une mamie nova, les mains gantées de gansters en pleine cavale, les mains caleuses de rednecks, les mains au patchouli de hippies, et bien d’autres mains expertes, j’en passe et des meilleurs, on trace la route avec ce chien idiot et on ne le lâche pas d’une semelle jusqu’au bout du chemin.
Une très longue phrase pour un très bon livre dont “la fraîcheur m’évade”.
(TG)
