DES HARICOTS n° 1 par Lucas Méthé145 x 210 mm - 28 pages - 2003, Terre Noire
En 2002, l’autobiographie en bande dessinée était déjà le genre dont il fallait se méfier : c’est peut-être pour cela que nous fûment nombreux à ne découvrir “Des haricots” que deux ans plus tard, grâce à la réédition des lyonnais de Terre Noire.Toute la fragilité des certitudes humaines, dès lors qu’il s’agit de relations sociales et sentimentales, est restituée de manière formidablement crédible, sensible, réaliste, authentique dans ces historiettes semblant empruntées à la réalité. Ce qui ressemble à une énorme sincérité de la part de Méthé apparaît alors, déjà, comme l’une des qualités premières de son travail (il a dix-huit ans lorsqu’il réalise ce fanzine). La qualité de son dessin, de sa narration et de son découpage, ou encore du rythme formidablement maîtrisé de ses histoires de rien du tout, ne gâchent évidemment rien…Vous voyez ces bédés pouvant évoquer, paraît-il, les relations sentimentales et le quotidien des gens d’aujourd’hui, à grand renfort de biscuits tendance et de chaussures à talons, ne laissant en bouche qu’un absence de saveur, et en tête une conséquente impression de vacuité et de superficialité ? Lucas Méthé en serait le parfait point antipodal.JJM

DES HARICOTS n° 1 par Lucas Méthé
145 x 210 mm - 28 pages - 2003, Terre Noire

En 2002, l’autobiographie en bande dessinée était déjà le genre dont il fallait se méfier : c’est peut-être pour cela que nous fûment nombreux à ne découvrir “Des haricots” que deux ans plus tard, grâce à la réédition des lyonnais de Terre Noire.
Toute la fragilité des certitudes humaines, dès lors qu’il s’agit de relations sociales et sentimentales, est restituée de manière formidablement crédible, sensible, réaliste, authentique dans ces historiettes semblant empruntées à la réalité. Ce qui ressemble à une énorme sincérité de la part de Méthé apparaît alors, déjà, comme l’une des qualités premières de son travail (il a dix-huit ans lorsqu’il réalise ce fanzine). La qualité de son dessin, de sa narration et de son découpage, ou encore du rythme formidablement maîtrisé de ses histoires de rien du tout, ne gâchent évidemment rien…
Vous voyez ces bédés pouvant évoquer, paraît-il, les relations sentimentales et le quotidien des gens d’aujourd’hui, à grand renfort de biscuits tendance et de chaussures à talons, ne laissant en bouche qu’un absence de saveur, et en tête une conséquente impression de vacuité et de superficialité ? Lucas Méthé en serait le parfait point antipodal.
JJM

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  1. encorejune a reblogué ce billet depuis 1fanzineparjour
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