I SWALLOWED THE KEY TO MY HEART #1, Liz Prince
A4 - 28 pages - auto-édité - 2010
En ces temps où l’on forme des tribunaux populaires et où l’on lève des gibets pour pendre la dernière bloggeuse à Louboutins avec les boyaux de l’ultime mangeuse de macarons Ladurée, où on lapide à coups de commentaires énervés ces nouvelles égéries de l’édition que sont les blogs girlies - et je ne suis pas le dernier à leur jeter la pierre, je le reconnais volontiers -, je vais prêcher contre ma paroisse et faire ici une apologie plus que méritée, de l’auteur girly ultime, celle qui réveille la midinette qui est en moi, celle que j’avais découvert avec “tu m’aimerais encore si je faisais pipi au lit” (éditions Çà et Là), celle qui m’a passionné en cherchant l’amour sur son blog, celle qui m’a surpris avec ses live reports rock’n’roll sur le site If You Make It, j’ai nommé “Liz Prince”. Forcément, Liz Prince a plus du pendant féminin de Jeff Brown que de Margaux, Pénélope ou Mimi, mais pas que. Elle a des problématiques bien féminines mais les traite d’une manière bien différente de nos stars du blogging, je dirais que c’est très américain d’ailleurs, un truc que les (gros) éditeurs d’ici n’aiment pas des masses, elle prend le temps, elle raconte les silences, elle ne cherche pas le gag à tout prix et elle tisse cette mélancolie plaisante qui oscille entre rires et larmes assez habillement.
Dans son Fanzine (oui, je mets une majuscule à Fanzine parce que ce genre de Fanzine vaut bien des livres -petit “l”-) “J’ai avalé la clé de mon coeur”, elle nous raconte son aventure amoureuse avec Kevin, Todd et Wilson, coeur d’artichaud, tombant en amour sur la première plaque de verglas. C’est délicat, tendre, intelligent, de l’autobio racée. L’inverse de moi. j’aime bien.
(TG)
Dans son Fanzine (oui, je mets une majuscule à Fanzine parce que ce genre de Fanzine vaut bien des livres -petit “l”-) “J’ai avalé la clé de mon coeur”, elle nous raconte son aventure amoureuse avec Kevin, Todd et Wilson, coeur d’artichaud, tombant en amour sur la première plaque de verglas. C’est délicat, tendre, intelligent, de l’autobio racée. L’inverse de moi. j’aime bien.
(TG)
